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Déserts médicaux, revendications des médecins, dépassements d'honoraires, hôpital public saturé, notre système de soins est à la peine pour répondre aux besoins de santé de la population. L'accroissement des inégalités de santé en France est la traduction immédiate et concrète de cette dégradation. Quelles pistes d'amélioration peuvent-être dessinées ?

Le reste à charge des patients a continué de baisser en 2014 : explications

Les comptes de la santé publiés annuellement par la DRESS estiment que la consommation de biens et services médicaux (CSBM) a augmenté de 2.5% par rapport à 2013, représentant 190,6 milliards d'euros, soit 2 900 euros par habitant, mais le reste à charge des patients a continué de baisser. Il convient de revenir sur les réalités que recouvrent ces chiffres afin de ne pas les sur-interpréter.

Le reste à charge des patients a continué de baisser en 2014 : explications

Photothèque FNMF

Les comptes de la santé publiés annuellement par la DRESS estiment que la consommation de biens et services médicaux (CSBM) a augmenté de 2.5% par rapport à 2013, représentant 190,6 milliards d'euros, soit 2 900 euros par habitant, mais le reste à charge des patients a continué de baisser.

Il convient de revenir sur les réalités que recouvrent ces chiffres afin de ne pas les sur-interpréter.

La CSBM comprend 

  • les soins hospitaliers : 46.5% du montant total,
  • les soins de ville (réalisés chez les médecins, dentistes ou laboratoires d'analyses) : 26.2%,
  • les médicaments : 17.8%,
  • la consommation d’autres biens médicaux : 7.2%,
  • les transports de malades : 2.3%

 

Progression de la part financée par la Sécurité sociale

Sur les 190,6 milliards d'euros dépensés en 2014, 76,6% ont été pris en charge par la Sécurité sociale, soit 146,1 milliards d'euros. Cette part a crû de 0,7 point entre 2011 et 2014, en raison du dynamisme des dépenses qu’elle prend le plus en charge (soins hospitaliers, soins d’infirmiers, transports sanitaires, médicaments rétrocédés) et de la progression continue du nombre d’assurés exonérés du ticket modérateur du fait de leur affectation en ALD.

Explications chiffrées à la progression de la part financée par la Sécu :

  • Le nombre d’admissions en ALD au régime général, est passé de 869 000 en 2001 à 1 250 000 en 2012. Entre 2001 et 2011, les admissions en ALD ont augmenté à un rythme annuel moyen de 3,7%[1].
  • La croissance du CNBM s’explique notamment par l’augmentation des dépenses liées au médicament qui augmenté de 2.7% après deux années de baisse historique. Cette hausse est supportée par l’introduction des traitements contre le virus de l’hépatite C qui ont augmenté de plus de 80% le montant de la rétrocession hospitalière.

NB : si on exclut ces nouveaux médicaments, le prix des médicaments diminue de 3.7% en 2014 (une diminution graduelle depuis 1999).

  • Les dépenses liées aux transports sanitaires de malades ont progressé à un rythme de 4.7% par an entre 2006 et 2013 même si un ralentissement est à noter en 2014. C’est aussi pour ce poste que la Sécurité sociale prend en charge la part la plus importante des dépenses (93%) notamment car la majeure partie des utilisateurs sont en ALD.

 

Diminution de la part des organismes complémentaires

En corollaire, la part des organismes complémentaires diminue mécaniquement de 0.2% par rapport à 2013 pour atteindre 13,5%. Il convient d’être vigilent car cette part varie d’un poste de dépenses à l’autre. Dans la catégorie « autres biens médicaux », la part des OC est en augmentation du fait de la baisse des remboursements de l’Assurance maladie sur les produits de la LPP, c’est aussi la catégorie où est classifié l’optique. La part des OC a diminué de 2.8% entre 2006 et 2014 dans la catégorie « médicament » car de nombreuses mutuelles ne prennent plus en charge les médicats dont le service médical rendu est faible.

 

L’un des restes à charge les plus faibles de l’OCDE ?

Quelques 16,2 milliards d'euros sont ainsi restés à la charge des ménages, soit 8,5% des dépenses. Le reste à charge des Français a ainsi baissé de 0,2 point, pour la troisième année consécutive, restant parmi les plus faibles des pays de l'OCDE, derrière celui des Pays-Bas.

Si l’on peut se féliciter de ces résultats à première vue, il faut insister sur le fait qu’ils peuvent aussi être le témoignage de reports de soins qu’il conviendra de mesurer.  

En effet, il faut, garder en mémoire que 33% des Français déclaraient, en 2013, avoir renoncé à des soins pour raisons financières (Baromètre Euroassistance automne 2013).

 

 

[1] Indicateur n°14 : Effectif de malades pris en charge au titre d’une affection de longue durée

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